(1200–1251)
Fondateur de l’école sōtōécole sōtō
Branche japonaise, de l’école chinoise caodong. du bouddhisme zen au Japon.
Les premières années
DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. est né en 1200 à Uji, près de Kyōto dans une famille de la très haute aristocratie japonaise. Son père meurt lorsqu’il a deux ans, puis il perd sa mère à l’âge de huit ans. Il est alors recueilli par un de ses oncles, Minamoto Michitomo, un illustre lettré qui l’initie à la poésie. À l’âge de 13 ans il entre au monastère tendai du mont Hiei, véritable université bouddhiste de l’époque.
DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. se montra insatisfait de l’enseignement qu’il recevait, se posant la question centrale : « Dans l’enseignement bouddhique, il est dit que tous les êtres possèdent originellement la nature du Bouddha. S’il en est ainsi, pourquoi faut-il s’astreindre à des pratiques ascétiques pour atteindre l’état de Bouddha ? » Comme personne ne lui répondait d’une façon satisfaisante, Kōin, l’abbé du temple de Onjō-ji, lui suggéra de s’intéresser aux enseignements du chán, en Chine.
En 1217 DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. se rendit donc au monastère de Kennin-ji, fondé par Myōan EisaiMyōan Eisai (1141–1215), disciple de Xu’an Huaichang. (1141 - 1215) qui avait introduit le chán de l’école rinzaiécole linji
Une des cinq écoles classiques du Chán. au Japon à partir de 1191. Au temple de Kennin-ji, il devint le disciple de MyōzenButsuju Myōzen., successeur de EisaiMyōan Eisai (1141–1215), disciple de Xu’an Huaichang..
Le voyage en Chine
En 1223, MyōzenButsuju Myōzen. entreprit le dangereux voyage en Chine avec plusieurs de ses disciples, dont DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing..
Lors d’une rencontre fortuite avec un tenzō, DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. eut un premier contact avec l’enseignement de l’école caodongécole caodong
Une des cinq écoles classique du Chán. (sōtō).
Finalement, en 1225, MyōzenButsuju Myōzen. et DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. se rendirent au monastère du mont Tiantong, où EisaiMyōan Eisai (1141–1215), disciple de Xu’an Huaichang. avait été formé. MyōzenButsuju Myōzen. y mourut peu après leur arrivée.
Ce monastère était alors dirigé par TiantongTiantong Rujing (1163–1228), disciple de Xuedou Zhijian. Nyōjō, et cette rencontre fut déterminante pour DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing..
Un soir que DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. était assis en méditation dans le zendō avec d’autres moines, Nyōjo s’aperçut que l’un d’entre eux s’était assoupi. Il le réprimanda vivement : « La pratique de zazen, c’est laisser tomber le corps-esprit (shinjin datsuraku). À quoi penses-tu arriver en somnolant ? ».
DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. fut soudain animé par une joie intense. Il avait enfin trouvé ce qu’il recherchait. Le zazen terminé, il se rendit dans la chambre du maître et se prosterna devant lui. Nyōjō lui en demanda la raison. DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. lui dit : « Shinjin datsuraku (j’ai abandonné le corps-esprit). », à quoi Nyōjō répondit « Datsuraku shinjin (abandonne de nouveau le corps-esprit.) »
- Je viens tout juste de le comprendre. Ne me donnez pas aussi facilement votre approbation, reprit DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing..
- Je ne le fais pas.
- À quoi reconnaissez-vous que j’en suis là ?
- Le corps-esprit est tombé.
Par la suite, il reçut le shihō de Nyōjō, qui lui offrit également de lui succéder à la tête du temple. DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. refusa, car il estimait qu’un étranger ne pouvait assurer une telle charge.
Retour au Japon
DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. retourne au Japon en 1227 ou 1228. Il s’installe d’abord à Kennin-ji, le temple de Myōzen, son premier maître avec lequel il était parti en Chine et qui était mort pendant le voyage. C’est dans ce temple qu’il écrit son premier texte important : le FukanzazengiFukanzazengi (1227) de Eihei Dōgen..
Fondation de Ehei-ji
DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. quitte bientôt le temple de Kennin-ji pour s’installer successivement dans trois temples, tous situés dans la région de Kyōto. Tout d’abord Annyoin, un petit ermitage, en 1230. En 1233, il fonde le AvalokitesvaraAvalokitesvara.-dōri-in, un modeste centre de pratique, qu’il agrandit en 1236 pour en faire Kōshō-ji, premier monastère zen véritablement indépendant du Japon en 1236. À Kōshō-ji, DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. commence la rédaction des premiers chapitres de son œuvre monumentale : le ShōbōgenzōShōbōgenzō (Le Trésor de l’œil de la vraie loi) de Eihei Dōgen. « Le Trésor de l’œil de la Vraie Loi », recueil de textes de Dōgen abordant une vaste gamme de sujet. L’essence de son enseignement, destiné à ses disciples. quatre-vingt-quinze chapitres qui contiennent l’essence de sa vision philosophique et religieuse.
Entre 1233 et 1243, de nombreux disciples le rejoignirent et suivirent son enseignement. Sa renommée ne cessa de grandir. Il incite à pratiquer zazen assidûment et profondément comme le lui avait enseigné son maître Nyōjo. Le succès de DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. lui attire l’animosité, puis l’hostilité grandissante de la hiérarchie cléricale. Et en 1243, des moines du mont Hiei tentèrent d’incendier son temple de Kosho-ji.
DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. décida alors de s’éloigner de l’agitation des villes. Grâce à l’appui d’un disciple laïc, seigneur de la province de Echizen (de nos jours préfecture de Fukui), dans le nord-est du pays, sur la côte de la mer du Japon, il construit un nouveau temple, qu’il baptisa plus tard Eihei-ji (« Temple de la paix éternelle »).
Il continue à enseigner le zen à ses disciples et poursuivit la rédaction du ShōbōgenzōShōbōgenzō (Le Trésor de l’œil de la vraie loi) de Eihei Dōgen. « Le Trésor de l’œil de la Vraie Loi », recueil de textes de Dōgen abordant une vaste gamme de sujet. L’essence de son enseignement, destiné à ses disciples.. Il ne sortit de ce temple qu’une seule fois durant l’hiver de 1247-1248 pour se rendre à la cour du shogun à Kamakura, sur l’invitation du général Hōjō Tokiyori.
Il continue à écrire et à pratiquer le zazen jusqu’en 1252 année où il tombe gravement malade. Il se rendit à Kyōto pour se faire soigner, sans succès. Il s’éteint le 22 septembre 1253 au temple de Takatsu-ji.
Outre le FukanzazengiFukanzazengi (1227) de Eihei Dōgen. et le ShōbōgenzōShōbōgenzō (Le Trésor de l’œil de la vraie loi) de Eihei Dōgen. « Le Trésor de l’œil de la Vraie Loi », recueil de textes de Dōgen abordant une vaste gamme de sujet. L’essence de son enseignement, destiné à ses disciples., DōgenEihei Dōgen (1200–1251), disciple de Tiantong Rujing. a également rédigé le SanshengSansheng Huiran (?), disciple de Linji Yixuan. doei (Chants de la voie du pin parasol, un recueil de poèmes en chinois). Ses enseignements ont été recueillis par ses disciples dans l’Eihei kōrokuEihei kōroku (Recueil des enseignements de Eihei Dōgen) de Eihei Dōgen..